Qu’est-ce que le tableau de bord des communautés de l’Estrie?

  • Un nouvel outil d’aide à la décision pour orienter l’action.
  • Une combinaison gagnante de statistiques et d’informations sur la dynamique de chaque communauté locale, au fil des recensements (2001, 2006 mais aussi 2011, 2016…).
  • Une démarche participative avec des intervenants, des citoyens, des élus, des tables de concertation et des chercheurs.
  • Une paire de lunettes commune pour se donner une vision d’ensemble des problèmes complexes que vivent les communautés locales ainsi que de leurs forces, leurs faiblesses et leurs perspectives d’action.

Les grandes lignes du projet

Un outil pour soutenir les efforts de développement local en cours

Une connaissance fine de chaque collectivité est essentielle pour travailler efficacement à son développement. Ce tableau de bord vient combler une lacune en fournissant des données à l’échelle des communautés locales qui pourront renforcer la mise en œuvre :

  • d’une politique de développement social;
  • d’une planification stratégique;
  • d’une politique familiale;
  • d’une démarche de participation citoyenne;
  • d’un plan d’action d’une table de concertation;
  • des interventions sur les inégalités sociales (décrochage scolaire, réinsertion sociale, etc.).

Il appartient à chaque milieu de déterminer le meilleur moyen d’utiliser le tableau de bord pour qu’il contribue à son développement. Le comité de suivi du tableau de bord est disponible pour accompagner les communautés qui le désirent.

Les grandes étapes

Voir Pour mieux agir : guide de mise en œuvre pour consulter les outils produits pour soutenir la mise en œuvre de toutes les étapes réalisées à ce jour.

Définir les communautés locales

Au printemps 2008, 66 communautés locales de ± 5 000 personnes ont été définies par 73 acteurs clés de l’Estrie. Pour s’assurer d’avoir une bonne validité statistique et respecter certains enjeux éthiques, il a fallu regrouper certains petits villages en milieu rural et diviser certains quartiers en milieu urbain. Cela dit, un petit village ou un arrondissement peut aussi utiliser le tableau de bord dans le cadre de ses propres démarches de développement.

Choisir des indicateurs quantitatifs

À l’automne 2008, le comité des partenaires a choisi une série d’indicateurs variés (âge de la population, revenu, crimes contre la personne, taux de cancer, etc.). Au total, 19 catégories d’indicateurs (ex. : âge de la population) se déclinent en 126 éléments d’information (ex. : 14 tranches d’âge). Ces données sont disponibles par communauté locale, par MRC et à l’échelle régionale. Certaines données complémentaires sont disponibles par municipalité et pour les secteurs les plus défavorisés de l’Estrie.

Produire des données statistiques

Toutes les données sont disponibles dans la section Mieux connaître : toutes les données. Les faits saillants de chaque communauté ont été choisis par les membres du comité des partenaires de chaque territoire.

Apprécier le potentiel de développement des communautés

Les animateurs de chaque territoire lancent une invitation à un éventail de citoyens et d’intervenants des communautés locales afin de faire un bilan des forces, des faiblesses et des perspectives d’action de leur communauté. À ce jour, neuf communautés locales ont fait cette démarche. Un compte rendu de cette rencontre sera disponible.

S’approprier les résultats

Des discussions à partir des données statistiques et des autres informations issues des rencontres « bilan et perspectives d’action » ont lieu au rythme des communautés et des instances régionales. Il s’agit de prendre connaissance de « ce que les chiffres nous disent « et de « ce que les gens nous disent » pour mieux réinvestir les principaux constants dans l’action.

 

Avancement des travaux

Automne 2007. L’OEDC amorce des démarches préliminaires pour assurer la mise en œuvre de ce projet de tableau de bord, dont l’entente de collaboration avec la Direction de la santé publique et de l’évaluation et plusieurs échanges avec le concepteur du projet, Réal Boisvert.

Hiver 2008. Un « comité de suivi » se met au travail pour concevoir et soutenir une démarche très largement participative de production de ce tableau de bord. Des acteurs clés de tous les territoires de MRC et de Sherbrooke adhèrent alors à ce projet et contribuent à sa mise en œuvre en Estrie.

Printemps 2008-hiver 2009. Chaque étape de la réalisation du tableau de bord suit son cours, à commencer par la délimitation de 66 communautés locales, le choix des indicateurs et l’identification de neuf communautés pilotes (une par MRC et trois à Sherbrooke) qui participent à une évaluation de la mise en œuvre du tableau de bord.

Printemps-Automne 2009. Les neuf communautés pilotes réalisent une soirée d’appréciation du potentiel des communautés. Dans le prolongement des travaux du comité des partenaires, les six MRC et le territoire de Sherbrooke préparent des activités de diffusion et de discussion des données quantitatives qui auront lieu en 2010 et planifient l’utilisation du tableau de bord dans d’autres communautés de leur territoire.

Objectif 2010-2012

Le comité des partenaires s’est donné comme objectif de réaliser, d’ici le 31 mars 2012, la démarche de mobilisation des communautés autour du tableau de bord dans la moitié des 66 communautés de l’Estrie, incluant la démarche amorcée dans les 9 premières communautés. Dans la mesure du possible, les 29 communautés où il y a au moins une aire de diffusion très défavorisée seront priorisées. Il y a au moins une communauté de ce type par MRC. Il faudra évidemment évaluer les ressources disponibles et les opportunités d’action. Dans certains cas, cela pourrait générer des démarches de sensibilisation d’acteurs clés et de concertation à l’échelle régionale, territoriale ou locale pour créer ces conditions favorables.
 

Les partenaires

Le tableau de bord des communautés de l’Estrie est, à la base, une démarche participative et intersectorielle. Ce projet est coordonné par l’Observatoire estrien du développement des communautés (OEDC) en collaboration étroite avec la Direction de la santé publique et de l’évaluation (DSPÉ). De nombreux partenaires y sont investis de façon importante. Tout est mis en œuvre pour que chaque territoire soit représenté par au moins deux représentants de chaque territoire au sein du comité des partenaires qui oriente la démarche.

Comité des partenaires du tableau de bord des communautés de l’Estrie 2009-2010

Les personnes suivantes ont participé aux rencontres du comité des partenaires au cours de la dernière année.

  • Manon Allard, CSSS du Val-St-François
  • Caroline Benoit, SADC de Coaticook
  • Yvon Boisvert, Ville de Sherbrooke
  • Joël Bolduc, CDEC de Sherbrooke
  • Loraine Chagnon, CSSS-IUGS
  • Caroline Dufresne , OEDC
  • Andrée Duquette, CSSS de Coaticook
  • Jerry Espada, CLD du Haut-St-François
  • Sara Favreau-Perreault, MRC de Coaticook
  • François Fréchette, CRÉE
  • Janot Gosselin, CSSS du Granit
  • Paul Martel, CSSS de Memphrémagog
  • Lyne Chartrand, CSSS du Haut-St-François
  • Jean Yves La Rougery, Ville de Sherbrooke
  • Paul Monette, Missisquoi Nord
  • Sonia Pagé, SADC région de Mégantic
  • Daniel Pitre, SADC des Sources
  • Johanne Plamondon, CSSS des Sources
  • Line Marcoux, TACAE
  • Carole Thomassin, Emploi-Québec Emploi Québec
  • Andrée-Anne Tremblay, CSSS du Val-St-François
  • Sonia Tremblay, CDC du Haut-Saint-François

Les membres du comité de suivi

  • Ghislaine Beaulieu, TACAE
  • Ginette Boyer, CSSS-IUGS
  • Michel Des Roches, DSPÉ
  • Victorine Keita, CSSS-IUGS
  • Normand Laforme, CSSS-IUGS
  • Pierrot Richard, DSPÉ

Les partenaires financiers

Ces organisations ont offert des contributions en ressources ou des contributions financières pour réaliser ce projet. Merci !

  • La Direction de la santé publique et de l’évaluation de l’Estrie
  • Les CSSS de l’Estrie
  • Emploi Québec
  • La Ville de Sherbrooke
  • Centraide-Estrie
  • Les SADC de l’Estrie
  • Le programme de liaison communautaire de Statistique Canada
  • La Conférence régionale des élus de l'Estrie 

 Les chercheurs associés au projet

  • Paule Simard, Institut national de santé publique du Québec
  • Paul Morin, Département de service social, Université de Sherbrooke
  • Réal Boisvert, à l’origine du projet en Mauricie-Centre-du-Québec
  • Jean-François Allaire, professionnel de recherche, OEDC